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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:45

Il est vrai que je donne rarement mon avis sur d'autres sujets que l'humour et la comedie mais j'ai décidé que ça allait changer un peu... Parlons geekeris aujourd'hui ! En l'occurence, je voulais ici faire un petit point sur quelques en vogue actuellement, les fameux réseaux sociaux !

Nul ne peut contester le succès fulgurant de Facebook partout dans le monde mais personellement j'ai parfois de plus en plus de mal avec ce site. C'est un outil formidable néanmoins j'ai comme une sensation de "trop" !
Je m'explique : à force d'accepter des invites à rejoindre des groupes dont le nom te semble drôle (mais au final sur lesquels tu ne vas jamais), à force de recevoir des invites de quizz ou autres applis inutiles et chronophages, à force d'être requesté de toute part etc etc ... au final tu passes du temps à faire des actions peu intéressantes.
Je pense que la meilleure utilisation de ce site voudrait qu'on le limite à un cercle très restreint de proches... après je trouve que ça perd tout son intérêt.
Et puis en tant qu'outil de communication pour un artiste : c'est excellent pour créer du buzz car l'outil est très viral néanmoins au delà de ça, transformer vos amis en spectateurs reste compliqué... William Christ en sait quelque chose lol

Myspace est encore différent. On part sur une mécanique inverse car on vient pour y découvrir de nouveaux amis avec qui on partage les mêmes passions et on s'exprime, se présente afin que tous puissent découvrir ce que vous faites car les pages sont consultables par tous même sans être connecté. Donc pour un artiste sur Myspace, le nombre d'amis est certe important mais pas seulement, le nombre d'affichage de sa page aussi. On est à la fois sur du réseau et de la vitrine donc on ne se livre pas autant que sur Facebook (Facebook marche d'ailleurs aussi grace à cet instinct de voyeur qu'on a un peu tous... c'est un peu de la web réality).
Mais je ne m'étalerais pas trop sur Myspace, vous comprendrez pourquoi si vous me rejoignez sur le site dont je vais vous parler ci dessous lol

Mon coup de coeur du moment se porte surTwitter personnellement. Même si le service n'est pas totalement nouveau, je ne m'étais pas plus penché que ça sur cet outil. J'y trouve un vrai intérêt car pour moi c'est un peu un mix ultra simplifié entre Facebook et Myspace : un outil de partage en temps réel, simple et personnalisable.
Moi ça me convient très bien car ça correspond à mon besoin de partage d'infos sur le web, de liens intéressants... et sans chichis. Un excellent outil de veille donc.
Pour le moment ça reste surtout utilisé par des blogueurs et autres geeks mais y'a de fortes chances que ce service accueil rapidement des internautes gavés du "trop" de Facebook.

Voici le mien pour ceux que ça intéresse : http://twitter.com/davidcouturier

Et vous, quel est votre site privilégié en ce moment ?

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 00:27
Faire de l'humour dans un film, être "comique", est une tâche ardue. La comédie est une mécanique de précision, de nombreux auteurs le disent, mais il n'existe pas à proprement parler de "manuels de comédie" où l'on apprendrait les ficelles du genre.

C'est que l'humour est fonction de son époque et des circonstances, il est en perpétuel mouvement. Figer l'humour dans des livres n'est donc pas facile. Comme on a pu en discuter ici il y a quelques temps de cela (lien !!!!), chaque auteur à sa propre vision de l’humour et de la façon de la « fabriquer » … mais on retrouve clairement des univers humoristiques bien définis sur lesquels tout le monde peut s’appuyer, étudions les ici. Néanmoins, en partant de zéro, l'apprenti-auteur peut se perdre dans les dédales de calembours, de gags et de vannes vaseuses sans savoir par où commencer. La comédie est une mécanique, disions-nous, chaque mécanique comporte des pièces différentes, qu'il est aisé d'énumérer. C'est ce que nous allons faire.

Prenons les gros succès de comédies françaises et classons-les selon le type d'humour qu'ils présentent. Bien sûr, les films regroupent très souvent plusieurs éléments en même temps.

La parodie: comme Asterix et Obelix, Mission Cléopâtre. L'humour vient ici du détournement de références communes (et actuelles, d'où la courte durée de vie de ce genre), des références sérieuses tournées en dérision. Plus les références sont sérieuses, plus le détournement peut-être féroce et drôle.

Le benêt: le personnage a toujours un cran de retard sur les situations, d'où des quiproquos, des incompréhensions etc. Les films avec Pierre Richard jouent sur ce ressort. Evidemment, le benêt doit être confronté à un monde plein de dangers qui le dépassent complètement et s'en sortir indemne. C'est l'ode à la naïveté. Le dîner de cons pousse ce principe à son apogée.

Le buddy movie: deux personnages très différents sont mis ensemble contre leur gré et obligés de suivre la même aventure. De leurs différences naîtront des situations amusantes. La Grande Vadrouille et le Corniaud sont basée sur ce principe. Le bourgeois intellectuel face au "corniaud" de service. Les différences sociales vont ressortir.

La caricature: prendre un archétype de personnage et pousser ses défauts au maximum. Brice de Nice est une caricature du fils-à-papa pas très doué. Le rire provient des références à la réalité qui sont complètement exagérées.

Les bons mots: ici le rire ne provient pas de la construction de personnages, mais uniquement de phrases bien ficelées, comme savait le faire Audiard. Impossible de construire une histoire sur base uniquement de bons mots, mais il ne faut pas sous-estimer cet outil, qui se retrouve dans la plupart des films comiques. Ce sont des phrases qui font toujours sourire même sorties du contexte.

La comédie noire : Bernie et l’ensemble des films d’Albert Dupontel en sont d’excellents exemples. Dupontel réussit à nous faire rire avec les sujets les plus noirs de la vie, avec les tabous de notre société, la misère, la mort … tout en délivrant un message fort. Ce genre d’humour est généralement très « casse gueule » pour celui qui le manipule sans « talent » : l’humour noir ne supporte que très peu le gag gratuit… ou alors il faut que celui-ci soit tellement second degré qu’il se rapprochera plus de la caricature ou du burlesque

Cette liste n'est pas exhaustive. Les possibilités sont nombreuses, surtout en croisant plusieurs méthodes entre elles pour en former de nouvelles.

Lorsque l'on veut faire de l'humour, il faut toujours se poser les questions suivantes: d'où vient l'humour ?
Est-il possible de maximiser le rire ?
Cet humour fait-il avancer le récit ?
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 17:48

Après s’être posé la question de savoir s’il fallait être un écorché de la vie pour mieux écrire des choses drôles et rigolotes, j’ai voulu me pencher sur la question épineuse mais non moins intéressante des tabous dans l’humour !

Comme je l’évoquais dans ma réflexion précédente, on peut se demander si le malheur n’est pas un meilleur sujet pour faire rire par rapprt au bonheur, qui semble dénué de tout intérêt (dans l’objectif d’écrire des choses drôle bien entendu). Perso, j’en suis persuadé. Donc si le malheur est le puit de pétrole des auteurs humoristes, il est normal que chacun d’entre eux ai au moins une fois dans sa vie la tentation de devenir l’émir de l’humour ! (quelle belle métaphore, je crois que je vais la déposer à la SACEM ! lol) Ce qui signifie qu’on cherche tous à aller toujours un peu plus loin dans la provoc, l’humour noir ou la satire… dans un seul et même but : se démarquer et faire parler de soi, il faut être honnête. Une surenchère qui, si elle n’est pas justifiée et maitrisée, peut rapidement mal tourner !

Pour illustrer mes propos, le meilleur exemple actuellement dans le « plus que border line » reste sans aucun Dieudonné. Rares sont ceux qui peuvent le critiquer sur la qualité de son jeu d’acteur et sa plume car il est sans doute l’humoriste le plus doué sur la place de Paris actuellement. Ses spectacles sont certes très critiques, parfois très noirs (sans jeu de mot de ma part lol) mais tout le monde en prend pour son grade : aussi bien les juifs que les arabes ou encore que les chinois ! Les personnes qui l’accuses d’être antisémite devraient regarder et étudier tous ces spectacles depuis le « Divorce de Patrick » car ils découvriraient alors que sur ce principe Dieudonné alors n’aimerait personne sur Terre … ce qui me semble peut probable. Pris avec un peu de recul, dans ses spectacles ils soulignent les travers de notre société actuelle sans oublier personne et dit un peu tout haut ce que beaucoup pense tout bas…

Le souci dans cette histoire c’est l’ambigüité. La provoc c’est très vendeur et excellent en terme d’image pour pas cher. Et ça Dieudonné l’a bien compris et il a utilisé le filon au maximum…. Mais là où à mon sens il a commis une erreur, c’est qu’en utilisant cette méthode de provoc pour faire venir les spectateurs à la Main d’Or, il a complètement parasité le contenu et le discours de ses spectacles ! Du coup un doute s’installe : fait-il encore de l’humour quand il est sur scène ou non ? Ou alors fait-il  de l’humour quand il fait de la promo provoc ?

Les juifs sont très les premiers à se moquer d’eux-mêmes et l’autodérision est une grande forme de sagesse. On peut aussi noter que le rire est un excellent révélateur de malaises sociaux. Ainsi, on peut se demander si une blague un peu border line va être mal prise parce qu’elle n’est pas drôle ou parce qu’elle soulève une tension sou jacente. De mon point de vue, les spectacles de Dieudonné ne sont pas antisémites car je prends le discours dans ses spectacles comme de la farce un peu comme la farce servie par les Guignols de l’info, mais il faut avouer que celle de Dieudo est beaucoup plus acide. Mais ses dérapages médiatiques ont perturbés ses propos en tant qu’artistes et on peut alors se demander finalement s’il en rit ou s’il est sérieux… on peut rire de tout mais faut-il encore être clair sur ses positions : il y a une grande différence entre faire de l’humour et exprimer une opinion.

Ensuite, il y a beaucoup d’autres tabous et sujets sensibles dans le domaine de l’humour : la maladie, le handicap, la mort, pauvreté etc etc … Certains s’y sont cassés les dents à jouer avec les limites. Souvenez vous de Timsit et sa blague sur les trisomiques ! Pourtant sa blague n’était pas super inédite et elle circulait déjà dans les bureaux et les diners … mais quand vous la faites sur scène, vous devenez alors porte parole et donc si la blague est choquante vous devenez alors le bouc-émissaire !

C’est vrai que c’est pas joli de se moquer d’un handicapé, mais je dirais que c’est surtout pas joli quand c’est 1.gratuit 2.mal fait et 3.mal ciblé… et pour ce dernier le sujet nous glisser vers un autre débat : peut-on rire de tout avec tout le monde ?

Certains handicapés sont les premiers à rire de leur handicap car l’humour est aussi à la fois une arme et un bouclier. L’humour n’est pas qu’un exutoire pour les humoristes heureusement. Mais ces choses là ne se devine pas toujours à l’avance et il n’est pas toujours évident d’être sûr que son public soit un public averti avant de lui servir des blagues douteuses que le public devra prendre au second degré ou avec un certain recul.

Comme d’habitude, votre avis sur le sujet m’intéresse fortement !!!

A vos plumes !

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